La poussière vient de la terre, d’abord.
Le vent la décolle.
La terre est cachée sous la ville.
Tu as les pieds sur terre toi ?
Moi non.
On marche à des hauteurs différentes.
On s’assoit dans des machines qui circulent, qui vrombissent, et on vrombit avec elles. On monte, on descend, on choisit pas.
Ce vrombissement, ça fait trembler la poussière, ça fait vibrer la poussière. Elle flotte.
Moi aussi je flotte. Enfin je me sens flotter dans la poussière. Loin de la terre. Mais ça change. On monte, on descend, mais differemment. C’est hypnotique, on croit que c’est figé mais ça change. Ça change sans vraiment se transformer mais ça s’use et ça se répare, et ça s’achète, et ça fait de la poussière.
Et la poussière retombe.
Sur ta tête.